21 mai : Sortir progressivement du nucléaire et diminuer notre dépendance de l’étranger


Par Daniel Brélaz
Conseiller National des Verts et ex-syndic de Lausanne
13.5.2017
Ecrit par
Daniel Brélaz
Conseiller National des Verts et ex-syndic de Lausanne

13.5.2017

En cas de oui à la stratégie énergétique, notre dépendance de l’étranger (pétrole, uranium, charbon, gaz) diminuera de 77 % à 55 % entre 2015 et 2035 et la moitié de l’électricité nucléaire sera remplacée par des énergies renouvelables (surtout solaire et hydraulique, un peu éolien et biogaz). Pour la production d’électricité, on passera d’environ 4.5% de nouvelles électricités renouvelables à environ 17% d’ici 2035. La Bavière est déjà à 12% de solaire en 2015. A cela s’ajoutera 2 milliards de kwh hydrauliques supplémentaires.

Le coût supplémentaire est de 40 francs par ménage et les éoliennes, non obligatoires, seront présentes à raison d’au maximum une par 40 km carrés de territoire suisse. Les droits de recours ne sont en rien diminués, la seule ouverture est la possibilité de réfléchir à des éoliennes dans des zones à l’inventaire national des paysages (seul cas connu : la Vallée de Joux). L’encouragement à l’assainissement énergétique des bâtiments passera de 300 à 450 millions par an. Entre 2000 et 2015, la consommation d’énergie par habitant a diminué de 14.5% grâce à l’assainissement des bâtiments, aux bâtiments nouveaux qui consomment cinq fois moins d’énergie et à la diminution de consommation de nombreux appareils électriques. 43% de consommation d’énergie par habitant entre 2000 et 2035 est un objectif raisonnable en cas d’acceptation de la stratégie le 21 mai.

Les opposants ne proposent rien sinon de prolonger dangereusement de quelques dizaines d’années les plus vieilles centrales nucléaires du monde, qui perdent 500 millions par an, d’en construire de nouvelles (un milliard de subventions nécessaires par an) ou d’importer massivement de l’électricité nucléaire française ou produite à partir de charbon allemand.

Sortis des mensonges éhontés des opposants, le choix est évident. Voter oui à la stratégie énergétique